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Transports - Suppressions de TER : nouvelles pénalités à venir pour la SNCF en Paca et Auvergne-Rhône-Alpes

Les régions Paca et Auvergne-Rhône-Alpes vont imposer des pénalités à la SNCF en raison de nouvelles suppressions de TER par manque de conducteurs. Cette pénurie a touché plusieurs régions depuis février dernier (lire nos articles ci-contre) et a conduit la SNCF à mettre en place des "plans de transport adapté", incluant des suppressions de trains en heures creuses et des bus de substitution.
"Les difficultés de début d'année perdurent et n'ont donc pas été solutionnées en dépit de vos engagements", a écrit Christian Estrosi, président de Paca, dans un courrier adressé au président de la SNCF, Guillaume Pepy, et publié sur son compte Twitter mardi. Christian Estrosi y déplore la suppression de 7% des TER circulant en semaine et 4% le weekend, sur la période du 29 août au 6 novembre et annonce qu'il "exigera le remboursement" des dessertes non réalisées, ce que prévoient les conventions entre la SNCF et les régions.
En Auvergne-Rhône-Alpes, le "plan de transport adapté" appliqué depuis avril devait s'achever en juillet mais se poursuivait début septembre sans date de fin connue. "La situation est inacceptable. C'est 100% la responsabilité de la SNCF, on va leur imposer des pénalités", a déclaré à l'AFP le président de la région, Laurent Wauquiez, qui avait déjà demandé une compensation de 15 à 20 millions d'euros pour la période d'avril à juillet. Les régions Hauts-de-France et Nouvelle-Aquitaine avaient aussi réclamé des pénalités à la SNCF.
"Depuis le début de l'année, on a amélioré la situation" mais Paca et Auvergne-Rhône-Alpes "restent les plus affectées" par le manque de conducteurs, a expliqué à l'AFP Olivier Devaux, directeur des opérations TER à la SNCF. Dans chaque région "une quarantaine" de trajets quotidiens sont actuellement supprimés, sur 1.400 en Auvergne-Rhône-Alpes et 560 en Paca (420 le weekend), et la compagnie souhaite "régler cette situation d'ici la fin de l'année", a-t-il ajouté.
Guillaume Pepy avait reconnu en mars une "erreur de prévision" du nombre de départs à la retraite et promis le recrutement de 1.000 nouveaux conducteurs en 2016. "A fin juin, 560 sont entrés en formation", a indiqué Olivier Devaux, rappelant que l'apprentissage du métier de conducteur dure 18 mois et que "compte tenu de ces délais, l'amélioration de la situation ne peut être que progressive".