La sécurité, un des sujets importants de leur commune pour près de la moitié des maires interrogés par l'Ifop

À un an des élections municipales, 29% des 504 maires (ou adjoints à la sécurité) interrogés du 20 février au 15 mars dernier par l'Ifop, pour le Centre de réflexion sur la sécurité intérieure, estiment que la sécurité constitue l'"un des sujets les plus importants dans leur commune", sans être "le sujet prioritaire" et 19% en font même "une priorité de leur commune". 

Le résultat varie sensiblement en fonction de la localisation des personnes interrogées, puisque si 31% des sondés d'Île-de-France jugent l'enjeu prioritaire pour leur commune, le taux est seulement de 8% dans le Sud-Ouest (18% en moyenne en province). Logiquement, vu la distribution de la délinquance (lire notre article du 10 mars 2023), le sujet préoccupe davantage les villes (enjeu prioritaire pour 31% des élus de communes de 10.000 habitants et plus sondés) que les campagnes (18% pour les communes de moins de 2.000 habitants). 

Les élus interrogés semblent par ailleurs plutôt favorables à l'élargissement des prérogatives des polices municipales, par ailleurs à l'étude (lire notre article du 19 mars). Ils sont ainsi 65% à se déclarer tout à fait ou plutôt favorables au fait que les policiers municipaux puissent pratiquer des contrôles d'identité et à la fouille de véhicules ou d'individus. Un taux qui atteint même 73% chez les élus dont la commune dispose d'une police municipale ou d'un garde champêtre. C'est le cas d'une minorité des sondés, puisque la commune de 85% des élus interrogés ne dispose pas d'une telle force. Peut-être faute de moyens. 56% des élus sondés ont "le sentiment d'un abandon de l'État et de devoir pallier, en tant que commune, cette absence ou cet abandon de l'État". Un sentiment là encore plus prégnant en Île-de-France (34% de "oui tout à fait") qu'en province (24%).

Les élus veulent à tout le moins être informés de ce qui se passe sur leur territoire. 93% des élus interrogés jugent ainsi souhaitables que les personnes "fichées S" qui résideraient dans leur commune leur soient 'systématiquement signalées" – demande récurrente (lire notre article du 18 octobre 2023). Ils sont de même 89% à souhaiter que l'installation par l'État de réfugiés dans une commune reçoive obligatoirement l'aval du maire. Trois quart d'entre eux (74%) souhaitent par ailleurs une simplification des procédures administratives pour faciliter l'installation de caméras de surveillance par les municipalités.

 

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