Hébergement d'urgence dans des écoles : le RFVE en appelle à l'État et aux départements
Durant l'hiver qui vient de s'achever, des écoles de Rennes, Strasbourg ou Vénissieux, entre autres, ont hébergé des familles sans abri. Les années précédentes, ces mêmes hébergements précaires dans des locaux scolaires avaient été observés à Saint-Étienne, Paris ou ailleurs. Dans un communiqué du 31 mars 2025, le Réseau français des villes éducatrices (RFVE) alerte sur une situation qui "devient critique pour les villes", alors que selon l'Unicef, il y avait plus de deux mille enfants à la rue en France en 2024.
Le RFVE estime que si "la solidarité des parents d'élèves et de la communauté éducative s'organise autour d'occupations spontanées de locaux scolaires pour mettre à l'abri ces familles extrêmement vulnérables", il souligne que "ces situations cristallisent toutefois de nombreuses tensions, parce que les écoles ne sont pas des lieux adaptés à l'hébergement d'urgence et parce que ces familles ont besoin d'un accompagnement social renforcé".
"Ces situations anormales mettent les élues et élus face à des dilemmes cornéliens, entre la sécurité des familles hébergées et le fonctionnement normal des écoles", poursuit le RFVE. Et alors que des villes impactées par ce phénomène ont déjà interpellé l'État sur ses responsabilités en matière d'hébergement d'urgence et que la fin de la trêve hivernale en matière d'expulsion de logements vient de prendre fin, le réseau entend renouveler son alerte sur ces situations "pour que l'État et les départements assument enfin leurs obligations partout sur le territoire, en solidarité avec les communes".